projets de maîtrise / master's projects · atelier / studio

choses blanches / white things · choses folles / crazy things · choses blanches de plus en plus folles / crazier white things

oeuvres / artwork

projets de maîtrise / master’s projects

Voici un survol de mon parcours à la maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM en huit projets, réalisés entre septembre 2014 et mars 2017. Ils m’ont menée de fil en aiguille au projet final La société des Marginales : raton laveur punk, Schtroumpfette groupie de Virginia Woolf, collections de Legos fêtards et de vaisselles endimanchées, peau de vache buveuse de bière, Barbie enrubannée, Playmobil zombie, guépard à pois. Les unes à côté des autres, elles forment une nouvelle communauté hybride. Les unes se parent de motifs, les autres se déguisent de fourrures. Elles utilisent différentes formes de camouflage pour se cacher ou pour revendiquer leur identité, à leur manière. Dans ce travail sculptural, non sans dérision, je repense les questions d’identités sexuelles et de genre par l’accumulation et l’hybridité des techniques et des matériaux.

 

Here is an overview of my journey completing a visual and media arts master’s at UQAM, through eight projects created between September 2014 and March 2017. One project leading to another, I came up with the Society of Outsiders as my final project: a punk racoon, a Virginia Woolf groupie Smurfette, a collection of festive Lego figures and fancy-schmancy dinnerware, a beer-drinking cow hide, a zombie Playmobil, and a polka dot cheetah. Standing one next to another, they create a new hybrid community. Some are adorned with fur; others resort to various camouflage patterns to hide, or to claim their identity. In this sculptural work, I rethink (not without derision) issues of sexual and genre identity, through the accumulation and hybridity of techniques and materials.

 

 

 

atelier / studio

Cette section du site contient une collection de photos de l’atelier avec différents éléments d’installations, d’oeuvres et de créations en chantier. On distingue également des choses blanches, des choses folles et des choses blanches de plus en plus folles, provenant d’un atelier précédent. On retrouve aussi quelques photos plus nostalgiques…

 

In this section of the website, you can take a look at stuff which was used in various installations, completed artworks and work-in-progress projects. You can also take a gander at white things, crazy things and crazier white things that occupied a previous studio space, as well as pictures from an era long since gone…

 

 

 

choses blanches / white things

Pour les choses blanches, je m’approprie divers objets trouvés et j’interviens sur eux. Je choisis des images, des objets et des fragments de texte parce qu’ils témoignent de la représentation du féminin dans la société : je peins des cartes géographiques où les hagiotoponymes immortalisent bon nombre de saintes; je colle des extraits de roman Harlequin dans des livres pour enfants; je recopie des poèmes d’auteures lesbiennes et\ou féministes sur des papiers peints. Je déploie ensuite ces innombrables objets hybrides dans des installations intrigantes, énigmatiques et amusantes, comme les œuvres Blablabla de nanas (2010-2011) et Messieurs, Mesdames, revu(e)s et corrigé(e)s (2010).

 

For white things, I work with found objects, transforming them. I pick images, things and text excerpts because they depict women in society. I paint geographical maps leaving intact the names of female saints; I paste parts from Harlequin novels in children’s books; I copy poems from queer or feminist writers on wall paper. I then display those new hybridized objects inside intriguing yet entertaining installations, such as Blablabla de nanas (2010-2011) and Messieurs, Mesdames, revu(e)s et corrigé(e)s (2010).

 

 

 

choses folles / crazy things

Avec les choses folles, je cherche à développer une pratique féministe qui serait ancrée dans la matérialité et la textualité, sans passer par les questionnements sur l’image et la construction du regard. Cela nécessite d’inventer un langage visuel et une forme d’occupation de l’espace hybrides : je désire que le statut des objets ainsi que le nouveau lieu dans lequel ils sont disposés soient difficiles à cerner. Je souhaite que les rapports avec la norme et son écart, avec les conventions et leur transgression ne se situent pas seulement dans la confection des objets, mais qu’ils trouvent aussi écho dans leur disposition. Je veux créer un environnement anormal, étrange, dont on ne peut définir les origines et les limites, inquiétant et intrigant à la fois; qu’il ne soit pas évident pour le spectateur de savoir où il se trouve : dans la rue? dans l’atelier? dans le musée? dans le chantier de construction? dans le salon d’un collectionneur excentrique? dans la chambre d’une féministe des années 70? Un peu tous ces endroits. Mais aucun à la fois.

 

With crazy things, I aim to develop a feminist practice through text and the materiality of artwork, instead of tackling issues of image and the male gaze. This requires the hybridizing of a new visual language and a new way to occupy space. I want the state of the artwork as well as its location to puzzle the viewer. Both the way artwork is created and how it occupies a space should evoke a relation between norms and their exceptions, conventions and their transgressions. I attempt to create a strange, abnormal environment, both intriguing and disturbing, upon which it is difficult to set boundaries; for the viewer, the setting should not be obvious. Are we on the street? Inside the artist’s studio? In a museum? On a construction site? In the living room of an eccentric collector? In the bedroom of a feminist from the seventies? There’s a little from all those places, but none can properly define the installation space.

 

 

 

choses blanches de plus en plus folles / crazier white things

Parce que les choses blanches sont parfois trop sages, trop homogènes, trop… blanches, elles sont entrecroisées aux choses folles pour devenir des choses blanches de plus en plus folles. Le contraste entre l’aspect fragile et poétique des choses blanches avec l’hybridité des choses folles, à mi-chemin entre le beau et le déchet, contribue à déstabiliser le spectateur et à tisser un réseau complexe de liens à travers les éléments constituant l’oeuvre.

 

Because white things sometimes are too quiet, too homogeneous, too… white, they become interlaced with crazy things, becoming crazier white things. The contrast between the poetry and fragility found in white things and the hybridity of crazy things, halfway between beauty and junk, destabilizes the viewer and helps create a network of associations throughout the elements of a given work.